Lifehouse ... Everything

... Souvenirs ...

# Posté le vendredi 22 août 2008 18:00

[Rencontre... au hasard.]

[Rencontre... au hasard.]
Jeune étudiante parisienne paumée dans les rues de Londres. Voilà comment je me définis à l'instant présent. Londres m'a toujours fait rêver. J'y avais été, plus jeune, mais bon. Un voyage scolaire, c'est juste une façade. Moi, je voulais voir l'envers du décor. Alors j'ai attendu d'avoir fini mes études (5 ans, c'est long !) pour y retourner.
Big Ben n'a pas changé de place, depuis la dernière fois. Le Picadilly Circus a toujours son enseigne 'SANYO' qui brille. Le Buckingham Palace a toujours sa horde de touriste, en face. J'y suis passée tout à l'heure. Le drapeau est levé, la Reine est là.
Là, tout de suite, maintenant, je sors de l'Underground et... je suis paumée. Je me repère pas, pourtant le type que j'ai accosté tout à l'heure m'a bien dit (oui, parce que je parle anglais plutôt pas trop mal) qu'en sortant à Tottenham Court Road, je trouverai sans peine Oxford Street. Je veux faire les magasins, moi ! Ah ! Voilà la rue.
Il est 17h35 à ma montre. Il fait déjà nuit. Vive l'hiver. Pourquoi avoir choisi l'hiver pour mes vacances londoniennes ? Parce qu'il y a moins de touristes. Et que quitte à subir la pluie, je ne me dise pas : 'et j'ai laissé Paris ensoleillée derrière moi !' J'aime me promener quand il fait nuit. C'est une atmosphère plus... intime. Et puis, surtout, les rues ne sont pas envahies. Là, il n'y a plus grand monde. Les gens sont, pour la plupart, déjà rentrés du boulot. Il ne reste que moi, et quelques couples qui se promènent.
Les couples, parlons-en de ceux là ! Moi, je suis seule. J'ai été en couple : c'est super, on fait attention à personne, on s'embrasse, on plane, on est sur notre petit nuage. Mon point de vue actuel, c'est plutôt : c'est re-lou, ils font attention à personne, ils nous font des soupes de langues en public - manque plus que la chambre ! - mais redescendez sur terre ! On est aigri quand on est célibataire. Je suis aigrie quand je suis célibataire.
Vue comme ça, ma balade peut paraitre déprimante. Mais non. Je ne remarque pas les couples, sur Oxford Street. Je préfère regarder les vitrines. J'aime cette rue. Elle me fait penser à la Rue de Rivoli. J'aime. On se demanderait presque pourquoi je suis venue jusqu'à Londres pour me promener sur une rue qui ressemble à celle sur laquelle je traine 3 samedis sur 4. C'est parce que, justement, c'est Londres. Et puis, Paris a beau être la plus belle ville du monde, il faut bien le voir, le monde.
Le Ritz est droit devant. Je ralentis en l'approchant. Une enseigne comme celle-ci, ça force le respect. Je jette un coup d'½il à l'intérieur. Et je le vois. Il est beau. Moi qui suis du genre grand brun ténébreux... Ses yeux d'abord. Gris. Non, bleus. J'arrive pas à me décider. Métalliques, je dirais pour finir. Il est pâle. Très. Les traits de son visages sont marqués. Durs. Comme un masque. Ses mâchoires sont carrées. Il est beau. Ses cheveux blonds sont tellement clairs qu'on pourrait les croire blancs. Mais non, c'est blond. Il ne doit pas être plus vieux que moi. Pour finir, sa bouche. Mais quelle bouche ! Fine. Pas pulpeuse. Pas charnue. Fine. Celle qui t'offre un baiser volé et qui t'oublie. Je la vois comme ça, sa bouche.
Il m'a vue. Je continue mon chemin. Bientôt, la connexion de nos regards se brise. J'ai dépassé le Ritz. It's electrifying ! (quand je vous dis que je parle anglais !) Là, sur le moment, c'est cette phrase qui me viens. Celle de Travolta, dans Grease. C'est la phrase la plus juste pour définir ce que je viens de ressentir. 'Ce genre de choses, ça n'arrive qu'aux autres...' Cette phrase, je ne la prononcerai plus. Je viens de ressentir un de ces 'love at first side' made in Harlequins. De ceux auxquels on a envie de croire en lisant, mais qu'on finit par trouver stupides et invraisemblables.
Un coup de foudre. Un vrai. Mon c½ur a raté un battement - ou plus - juste en croisant le regard d'un inconnu. Au Ritz en plus ! Dans le genre amour impossible, on fait pas mieux ! D'ailleurs, pourquoi parler d'amour ? C'est juste... un coup de c½ur. Oui, c'est ça. Un coup de c½ur. Rien de plus.
Il sortait. Peut-être avait-il rendez-vous avec une femme. Qui, elle, lui correspondra mieux. Une femme qui fait partie de sa vie. De son monde. Quelqu'un qui a la chance de le côtoyer. Quelqu'un d'autre que moi. Peut-être qu'il payait sa note (élevée, c'est sûr - même très élevée), tout simplement, et qu'il rentrait chez lui, dans son monde. Loin, très loin de moi.
Je continue de marcher. Je ne me retourne pas. Je suis trop fière. Finalement, cette promenade aura été vraiment remarquable. Différente de la Rue de Rivoli. Ça valait la peine de venir jusqu'à Londres. Juste pour ça. Pour cet instant là. Mais ne gâchons pas tout. La prochaine bouche de métro, je la prends et je rentre. Ce soir, je vais sûrement rêver de lui. Un doux rêve. Un beau rêve.
J'ai rêvé de lui. Mais aujourd'hui, en me réveillant, j'ai décidé qu'il fallait passer à autre chose. Je ne le reverrai sans doute jamais. Alors je continue, comme si de rien était. Mon programme de la journée, c'était Musée de Madame Tussaud le matin, et promenade romantique en solo dans Kensington Gardens. C'était une belle journée.
Pourtant, il est 17h37 à ma montre, et je sors de la bouche de Tottenham Court Road. Je ne sais pas ce que je fais là. Je ne sais pas ce que j'espère. En fait si. Je sais très bien ce que je fais là, et ce que j'espère. Je suis venue dans l'espoir de le croiser à nouveau. Parce que je n'ai pas cessé de penser à lui toute la journée. Même devant la statue de Hugh Grant. Même en admirant le Boating Pond. Lui. Son regard. Sa bouche. Ce baiser volé que j'espère, dont j'ai rêvé.
Comme hier, je prends Oxford Street. Comme hier, je flâne devant les vitrines, j'ignore les couples et leurs soupes de langues. Sauf qu'aujourd'hui, je me torture à flâner. Je n'ai qu'une seule envie : me précipiter au Ritz et l'attendre dans le hall. Mais non. Je fais semblant. Je veux que son regard accroche de nouveau le mien. Je veux qu'il croit à un nouveau tour du hasard. J'approche donc tout doucement. Le Ritz n'est plus très loin.
Il est là, devant. Il attend quelque chose. Ou quelqu'un. Son rendez-vous d'hier soir, peut-être. Sûrement. Je continue de marcher. Il m'a vue. Je fais semblant de rien. Je regarde loin devant moi. Il est trop proche pour une rencontre oculaire. Je me fait discrète et passe devant lui.
Ma main. Il a pris ma main. Je me retourne. Je lève mes yeux sur son visage. Il est magnifique. Plus beau qu'hier. Je ne pensais pas que c'était possible. La différence ? Il ne s'est pas rasé, ce matin. Il a un début de barbe. Il est beau. Il a relâché ma main. Alors je me retourne et je continue mon chemin.
Ma main. Il y a quelque chose dans ma main. Je regarde. Une carte. Elle a la taille d'une carte de visite, mais ça n'en est pas une. Il n'y a aucun numéro, aucune adresse de bureau. Rien de tout cela. Juste une adresse. Un manoir. Mon coup de foudre vit dans un manoir. Et un nom. Son nom.
Draco Malfoy.

Le 23/12/2007
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 22 août 2008 17:54

[Saint Valentin]

[Saint Valentin]
Aujourd'hui, c'est le 14 février. La Saint Valentin. Seule, encore. Une journée spéciale pour certains, une journée banale pour d'autres, une malédiction pour les gens comme moi.
Ce matin, mon réveil est un peu plus lourd que d'habitude, ma douche est un peu trop froide, mon thé un peu trop chaud. Une journée qui commence bien ! Après plus d'un quart d'heure de recherche, je finis pas retrouver mes clés - dans ma main - et je sors de l'appart'. Au milieu des 120 marches des 5 étages que j'ai a descendre, je jette un coup d'½il à ma montre. 10h53. Le cours de M. MARCO est déjà fini, et M. TRAN a déjà dû dicté au moins 3 pages.
Foutu réveil.
Je décide donc de ne pas me diriger vers la fac. Je prends la rue en donnant le dos à la bouche de métro qui me crie mon méfait. Je lui laisse les remords et continue mon chemin.
Je marche au hasard des rues et je retrouve assez vite le quartier latin. Le Jardin du Luxembourg me tente bien, mais je l'ignore. Je continue en flânant dans les rues. Je m'arrête un instant - pas trop longtemps - sur le pont de Saint Michel.
Aujourd'hui, il a plus de couples qui se promènent. Evidemment, c'est la Saint Valentin. J'apparais donc comme marginale, moi mes yeux perdus dans la Seine. Surement que je dois faire pitié à certains - à ceux qui ne sont pas trop concentrés sur leur bonheur. En fait non, je ne dois pas faire pitié.
J'avance encore, Châtelet et ses fleuristes m'appelle. J'aime le Marché aux Fleurs. C'est plein de bruits, plein d'odeurs. Y'a du soleil et beaucoup d'ombres, des étalages hauts en couleurs et des commerçants aux visages fatigués, des gens se promènent en prenant leur temps, un peu comme moi, et des gens qui se pressent, comme cet homme, là. D'après son discours, le monsieur veut un bouquet énorme qui coute super cher, pour impressionner sa nouvelle femme. Mais attention, il faut qu'il soit assez beau pour accompagner le superbe coupé-cabriolet qu'il exprès pour l'occasion. C'est la Saint Valentin, après tout !
La Saint Valentin, c'est moche.
Plus loin, un autre homme. Il inspecte chaque rose. On dirait qu'il y cherche une perle! Avec beaucoup moins de volubilité et beaucoup plus d'humilité, il demande combien coute la rose qu'il a dans la main - il a fini par la trouver, sa perle. Elle est superbe. Le commerçant lui répond. Il fouille dans ses poches à la recherche de la somme et annonce, avec un sourire nostalgique, que le petit bijou qu'il sert contre son c½ur, c'est son cadeau de la Saint Valentin pour sa défunte femme. Elle aimait tellement les roses.
Finalement, la Saint Valentin, c'est pas si moche que ça.

Le 15/02/2008
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 22 août 2008 17:50

[Luna & Théo]

[Luna & Théo]
J'en ai marre de ce cours. J'suis pas dedans. J'y arrive plus.L'amphi est plein, moi, j'me sens seule. Ces disputes me fatiguent. Avant je ne dormais plus à cause de nos ébats, maintenant je ne dors plus à cause de ce que j'appellerai gentillement "nos débats". Par débats, j'entends des cris, des portes qui claquent et des larmes. Nos cris, ses portes q'uil claque, mes larmes. C'est fatiguant. Ça fait mal. Mais je l'aime.
Aujourd'hui, c'est vendredi. D'habitude il vient me chercher. Ça m'étonnerai qu'il vienne cette fois.
Merde, on est censé faire parti des "couples modèles". De ceux qui durent, de ces relations que nos amis nous jalousent, de ces couples dont le bonheur illumine tous les endroits où ils passent. On était un de ces couples. Pourquoi ça a changé ? Pourquoi on n'y arrive plus ? Je l'aime tellement. Il m'aime aussi. Je le sais. Je le sens.
Bon, je retourne au cours. Plus qu'une demi-heure avant la fin. Avant de savoir si il viendra.
Tiens, la porte de l'amphi, à cette heure-ci ? Bonjour le retard! J'parie que c'est...
Théo?! Mais qu'est-ce qu'il fout là, celui-là ?? j'ai donc pensé si fort qu'il m'a entendu ? Mais pourquoi il va voir le prof? Oh... Il va peut être lui demander d'arrêter le cours pour qu'on puisse s'enfuir en amoureux ? Non, arrête de rêver, ma pauvre Luna! Tu parles de Théo, là. Il fera jamais un truc comme ça ! Qu'est-ce qu'il fait avec le micro, encore ? C'est devenu un révolutionnaire ?
"Ma Lulu,..." C'est moi, ça ! Je sens que...
"...je t'aime plus que tout..." ... j'vais rougir...
"J'ai pas trouvé de meilleur moyen de te le faire comprendre."... ça y est, j'suis rouge! Une vraie tomate!
Mais ?? Il va où comme ça? Il va quand même pas me laisser toute seule, comme ça, face à tout l'amphi ?!!
Il l'a fait. Le lâche !!
Je l'aime.

[Luna et Théo]
Le 17/12/07

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 22 août 2008 17:46

[Jour de Pluie]

[Jour de Pluie]
Pour un grand nombre, jour de pluie, c'est jour d'ennui,
Pour moi, jour de pluie, c'est jour d'envies.
Aujourd'hui il pleut, j'ai envi de toi.
Je te l'offre, c'est un cadeau, alors prends moi.

Ne résiste pas, ça ne sert à rien.
Je l'ai décidé, et ce soir, tu seras mien.
Jour de pluie, jour d'envie.
Prends ma main, et donnons la vie.

Oublie l'amitié, parlons d'amour.
Oublions les conséquences, vivons au jour le jour.
Car par un jour de pluie, tu t'es révélé,
Et, par un jour de pluie, je veux te ramener.

Suis-moi, sans plus attendre.
Faisons l'amour, de façon tendre,
Pour lui donner la vie.
Ce soir, c'est toi, moi, nous... puis elle ou lui.

[jour de pluie]
Le 07/12/2007
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 22 août 2008 17:39